Tradition
La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre »). Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective : le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l'enrichir. Avec l'article indéfini, une tradition peut désigner un mouvement religieux par ce qui l'anime, ou plus couramment, une pratique symbolique particulière, comme par exemple les traditions populaires.
Religion
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Sciences humaines
Une tradition est, en sociologie, une coutume ou une habitude qui est mémorisée et transmise de génération en génération, à l'origine sans besoin d'un système écrit. Les outils pour aider à ce processus incluent des éléments de poésie comme la rime et l'allitération. Des histoires sont bâties pour une ritualisation de la pensée autour d'une manière de faire et de ses accessoires, désormais fortement relayées par la publicité et les lois.
Différence entre coutume et tradition
La tradition est universelle et se présente souvent sous différentes formes selon les pays. La coutume est une histoire de localité, de région.
La Modernité
Lorsqu'on contemple des enluminures de manuscrits des XV ou XVe siècles représentant des scènes de la vie quotidienne, on est étonné par la diversité des accoutrements, des couleurs, des matières des tissus, des coupes qui réutilisées aujourd'hui témoigneraient d'une modernité certaine et seraient d'une grande nouveauté. La mode médiévale a subi d'importantes mutations au cours de ses mille ans, de même que la mode française en générale. Il suffit de comparer des vêtements utilisés d'un siècle à l'autre, ou d'une génération à une autre pour constater ces bouleversements. Mais plus passionnant encore est de découvrir à travers ces représentations, l'élégance, la finesse en mouvement, la créativité mise en œuvre et le jeu avec les éléments constitutifs de la mode et des belles manières. Les grands yeux noirs d'une petite maîtresse ou d'un petit maître au teint et cheveux blancs comme neige, aux joues et aux lèvres pourpres, aux habits exquis aux couleurs délicates mais éclatantes, parsemés de rubans, de dentelles, de tissus chatoyants et de nouvelles inventions, laissent présager de façons plus délicates que celles de danseuses ou danseurs classiques. Certains ressemblent à des poupées, n'existant que pour eux-mêmes, pour la seule énigme et vérité qu'est l'apparence, sans rien en moins, ni en plus, mais tout entièrement en elle et son rythme, en la beauté transcendante de la nature en son paroxysme. Les gravures qui m'inspirent ce texte je n'ai pas pu les avoir, et ne peux vous en montrer les photographies pour cause de droits. Mais j'espère plus tard vous dévoiler de ces petites maîtresses et petits-maîtres aux allures de poupées de chiffon, de fils d'or et d'argent ... dont la vue de chacun vous ouvre le regard comme le ferait une toute nouvelle couleur jamais rencontrée par vos yeux et dont l'apparition a à voir avec de la féérie, celle qu'on donne en contes aux enfants et qui est l'âme même du monde.
Entre le passé et le présent que choisir ?
Les traditions font partie de chacun de nous. Certains y sont attachés, d'autres pensent qu'elles n'aident pas à vivre dans le monde moderne.
Nos traditions , n'est-ce que cela ?
En effet, notre société est constituée de ceux qui pensent qu'il faut s'attacher aux traditions parce qu'elles servent surtout à consolider les liens familiaux : ce dont on a besoin dans notre société moderne. Les traditions insistent sur les réunions familiales, les échanges d'idées en groupe. Ce sont des legs du passé qui nous aident à savoir qui on est et parce qu'il ne faut pas oublier d'où on vient, les traditions sont là pour garder le lien entre le passé, le présent et le futur.
Ces mêmes personnes disent qu'un monde sans traditions est un monde sans racines, que ce sont des rituels importants dans la perpétuité des valeurs morales, et de la construction d'un monde meilleur. Cependant, une autre partie de la société est convaincue que les traditions ne font qu'empêcher le bon développement de la modernité. Ils disent que les traditions rendent les gens renfermés et un peu arriérés car ils ne cherchent pas la modernité mais s'attachent aux rituels dépassés.
Ils pensent que cela ne sert à rien de s'attacher au passé et à ses rites, parce que c'est un temps révolu qu'il faut oublier et aller de l'avant. Certains disent même que certaines traditions touchent les droits de la femme ce qui s'oppose aux critères de la modernité.
Ils disent que les relations familiales peuvent être solides sans traditions et sans rituels dépassés par le temps. Personnellement, je suis de l'avis des gens qui pensent que les traditions attardent la modernité et n'aident pas à vivre dans un monde moderne
Les jeunes et les traditions
Au diable les traditions !!!
« Les jeunes vivent un vrai problème : ils ne savent plus ce qu'ils veulent....Ils ne respectent plus les grandes personnes...la religion ? Ce n'est pas leurs oignons.... La politique ne les fait pas bouger..... Ils n'ont plus aucun repère..... Les traditions pour eux, ne sont que des pratiques archaïques.... Regardez comme ils s'habillent.... quel rapport avec nos vêtements séculaires ? Ah la belle djellaba !! Oh le beau caftan !!....Où êtes-vous ? De notre temps les enfants étaient plus obéissants.... »
Ces paroles ne sont pas à nous. Nous les avons recueillis auprès de personnes âgées. Toutes sont anonymes : les jeunes d'aujourd'hui ne sont plus responsables. Ils vivent comme les étrangers...ils font fi de tout ce qui est tradition et culture authentiques.
Cela fait penser à une anecdote : un universitaire octogénaire donne une conférence devant une assemblée constituée en majorité de parents et grands parents. La conférence dura deux longues heures. Le sujet : "les jeunes et la morale". Le vieux penseur dit tout le mal qu'il pensait des jeunes. Il expliqua les causes du phénomène tira toutes les conclusions logiques qui découlaient dans son discours. Le public suivait la conférence en ne ratant aucun argument. Le conférencier arriva à la conclusion inévitable que le monde se dirigeait vers la catastrophe tant les jeunes étaient irresponsables.
Les spectateurs se levèrent comme une seule personne et applaudirent pendant plusieurs minutes. Chaque fois que les applaudissements diminuaient une nouvelle salve les relançait...cela dura longtemps....
A la fin le conférencier prit la parole et dit d'un ton las : « Le texte que je viens de lire devant vous a été dit ici même il y a cinquante ans ! ».
Certes les jeunes d'aujourd'hui s'habillent d'une manière très différente de celle de leurs parents. Certes, les jeunes parlent un langage presque incompréhensible pour l'ancienne génération... Certes les jeunes écoutent une musique que les anciens, habitués à la voix d'Oum Kaltoum et autre Farid Al Atrache, considèrent comme du bruit électrique...mais nos vieux s'habillent-ils comme leurs parents ? Parlent-ils comme leurs parents ? Ecoutent-ils la même musique que leurs ancêtres ? Peut-on imaginer une infirmière qui fait son métier en « dfina » , un banquier assis devant son PC ultra sophistiqué en djellaba,un mécanicien en « foukia », un menuisier en pantalon « kandrissi » et un professeur en « bad3ia » ?....
La musique andalouse du grand Abdessadeq Chekkara ou classique d'un Mozart sont d'une finesse que n'égaleront jamais ni les Hajib ni les Métallica mais avouez qu'il est impensable de faire danser les milliers de jeunes assoiffés de liberté sur la musique de feu Elhoussain Toulali au boulevard des jeunes musiciens.... N'est-il pas de notre droit de vivre notre vie comme nos parents ont vécu la leur ?
Nous sommes en droit de revendiquer une liberté plus grande car le monde où nous vivons n'est plus ce qu'il était il y a cinquante ans.